[Interview] – Gamit SAS

Il y a quelques temps de cela nous vous présentions l’application Iphone « En-Quête Rouen » sur notre blog. L’équipe de la start-up rouennaise Gamit a accepté de répondre à quelques questions dans le cadre d’une interview.

Comment est née Gamit ? 

Comme beaucoup de projets, notre entreprise est née d’un échange entre deux passionnés.

Florent Samat et moi-même, Nicolas Gréverie, partageons la même formation de Game designer dispensée à SUPINFOGAME. Nous avons en commun la volonté de porter le jeu vidéo et tout ce qui le compose au-delà des frontières de la cible « joueur » conventionnelle. En effet, nous sommes  convaincus que les apports ludiques et psychologiques du jeu (immersion, dépassement de soi, la notion de « juste récompense »…) peuvent renforcer l’attractivité et l’engagement d’une activité. Ainsi, un projet de visite ludique sur support mobile, axé sur le domaine culturel,  a émergé au fil des échanges. Pour étayer notre leitmotiv, nous avons présenté notre projet au concours créa’ctif en Février 2011. Ayant la chance d’être lauréats du concours en Juin 2011, nous avons alors eu le support de la CREA qui nous a motivés pour passer du projet isolé à une structure plus vaste : notre entreprise !

Pour initier la démarche, la CREA nous a fait rencontrer divers acteurs, comme le Seinari (Agence régional de l’innovation) à qui nous avons présenté le projet de société. Séduit par le projet, Seinari valide alors notre incubation le 21 Septembre 2011, jour de mon anniversaire : un beau cadeau !

Depuis cette date, Florent et moi avons appris à entreprendre : monter un business plan complet, faire une étude de marché, vendre notre projet… Nous avons également lié des contacts dans le monde professionnel et appris énormément. La conclusion logique de ce cheminement est la naissance de Gamit, une SAS comptant 4 personnes dédiées  à l’apport du ludisme dans la vie de tous les jours : nous sommes créateurs d’expériences ludiques.

Quel est le nombre de salariés de l’entreprise et quelles sont leurs domaines de travail principaux ?

Florent s’occupe de la partie création, rédaction des contenus et cahier des charges sur les projets.

En qualité de Président, je m’attache à la gestion globale de l’entreprise tant du point de vue financier que managérial.

 Pour nous accompagner dans l’aventure Gamit, nous avons recruté deux salariés :

Loïc est notre bi-classé « Chargé de communication » (presse, réseaux sociaux, supports) et « Commercial » (démarchage et suivi client) qui arrive à mener de front avec brio les 2 domaines. Avec son expérience passée dans le tourisme, le commercial et la communication,  il a le profil idéal pour avancer sans se faire déborder par la charge de travail (surtout en période de lancement sur les 2 activités).

Benjamin, notre mage «Gameplay Développeur », maîtrise les arcanes du code. En plus de comprendre notre discours, parfois très conceptuel, il apporte une vision complémentaire grâce à son expérience dans un studio de jeu vidéo français bien connu.

Vous vous placez sur un secteur en pleine expansion : les applications à finalité culturelle. Comment se présente le marché actuellement ? La demande est-elle forte ?

Oui ! Et cela ne concerne pas que les institutions sur le domaine culturel. En effet les applications numériques ludiques sont très demandées par les grandes entreprises, les commerces et les organisateurs d’événements. Ces applications vont devenir un standard dans les années à venir, le jeu étant ancré au plus profond de chacun de nous.

On le voit de plus en plus, la place des réseaux sociaux et des médias numériques est de plus en plus croissante ces dernières années. De quelle manière cela aide votre entreprise à se développer ? Quels en sont vos principaux usages ?

Ces nouveaux médias omniprésents répondent à un usage « tout numérique » qui est en phase avec la jeune génération. Il est naturel pour nous de les utiliser au cœur de notre communication. Les réseaux sociaux sont un lieu d’échange et de partage : si nous donnons de l’information en communiquant sur les mises à jour de notre application, sur les retombées de presse et sur la vie interne de l’entreprise, nous « écoutons » aussi ce qui se dit, qu’il s’agisse des retours de nos utilisateurs ou pour faire de la veille sectorielle.

Quel(s) conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent lancer leur propre Start-Up ?

Sur la base d’une idée déjà conceptualisée et bien réfléchie dans l’usage, les principales recommandations que je peux donner à mon niveau sont :

  • Parler de son idée. Une bonne idée se partage et les échanges l’enrichissent. D’autant plus qu’en parler fait souvent naître des opportunités. Bien sûr, il faut faire attention de ne pas fournir votre projet clé en main à tout le monde, mais les partenaires et les soutiens naissent souvent d’un échange.
  • Se faire accompagner. Une entreprise, surtout pour des porteurs de projets qui sont plus techniques que financiers, c’est une montagne de questions. Trouver des réponses sera toujours à la charge des porteurs de projet, mais les bonnes pistes à creuser doivent être apportées par des accompagnements. Pour nous, de multiples acteurs ont joué ce rôle et nous les en remercions (CREA, CCI, Seinari, KPMG)
  • Être conscient de l’ampleur. Lancer une société, au-delà de la passion et de la certitude de son idée, c’est s’engager dans un marathon. On sait où est la ligne d’arrivée, mais la maitrise des paramètres pendant la course est parfois variable et la marche arrière n’est pas une option. L’investissement (personnel, en temps, parfois en argent) est complet et être capable de garder le cap quand tous les paramètres changent peut facilement déstabiliser.

Quels sont les étapes principales à respecter lors du développement d’une application ou d’un projet web ?

En ce qui nous concerne, les grandes étapes dites « classiques » ont été la conception du projet dans son usage (notre Game design/cahier des charges), puis l’affinage des outils techniques (Unity 3D, iPhone) et enfin une chaine de production (qui fait quoi, quand et en combien de temps).

Au-delà de la production, il y a la dimension externe qui impacte grandement les projets innovants à prendre en compte : étude du marché/concurrence nouvelle, orientation de la communication et validation de l’usage par de nombreux tests pour être sûr que ce que nous voulons mettre en place soit perçu comme il faut.

Enfin, à ne pas oublier si l’on débute dans le monde mobile : la soumission sur les plateformes (Appstore, Google Play) est régie par de nombreuses règles avec  un délai de validation variable. Il faut l’intégrer dès le départ pour ne pas avoir de surprise au dernier moment.

Publié le juillet 8, 2013, dans Geek's Zone, Le Rouen Qui Bouge, et tagué , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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